Les romans

La Malédiction des Dragensblöt, Anne Robillard – Tome 1 : Le Château

Mon histoire avec le livre

Ce bouquin m’a été offert par une amie très chère il y a un an. À plusieurs occasions je lui avais partagé mon désir de retourner vers de la lecture jeunesse ou « young adult ». Cette nostalgie m’envahit par moment et me pousse à flâner devant ces rayons dans les librairies, sans jamais rien acheter. Elle l’a donc fait pour moi ! J’avais pour idée de le lire pour Halloween (l’histoire se déroulant dans un manoir hanté), mais les mois d’octobre et novembre ont été bien pris par l’AutomneDuKing. Ainsi, ce fut une lecture hivernale. Je vous invite à passer les portes du mystérieux château d’Ulrik pour une ballade en compagnie de ses nombreux fantômes.

Résumé

Samuel Andersen est un musicien dévasté. Il est divorcé, souffre de dépression et a vu la garde de sa fille lui être retirée progressivement. Sa carrière professionnelle est un désastre et il sombre petit à petit dans l’alcool. Un soir, il décide d’en finir avec la vie. Sa rencontre avec un mystérieux notaire lui annonçant qu’il est l’héritier d’un château dont il en a aujourd’hui la charge l’amènera à prendre un tout autre chemin. Arrivé au château, il découvre que ce dernier n’a rien de conventionnel : il est habité par l’ensemble de ses ancêtres sous forme de fantômes depuis quarante-six générations ! Samuel fera le rencontre d’Ulrik Dragensblöt, un viking maudit par une sorcière à son époque. La malédiction qu’il a subie a malheureusement été jetée sur plusieurs générations par la même occasion. Ses descendants directs seront privés d’une vie heureuse, périront jeunes et seront destinés à errer en tant que spectre dans ce château pour l’éternité. Samuel comprend à cet instant les raisons de son mal-être, orchestrées par la sorcière bien avant sa naissance. Sans pouvoir se l’expliquer, il est l’unique descendant à avoir échappé à la mort et comprend qu’il est le seul à pouvoir annuler le mauvais sort. À l’aide de ses aïeuls, il partira dans une quête à travers le temps afin d’empêcher la malédiction de s’abattre sur sa famille et de reprendre le contrôle de sa vie.

Mon ressenti

Le livre se lit vite, il fait un peu plus de trois cents pages. La lecture est fluide et agréable, j’ai vraiment accroché avec l’écriture d’Anne Robillard, simple et efficace. L’intrigue se met en place rapidement et la thématique de la filiation est plutôt bien abordée. L’autrice évoque également l’importance de la transmission intergénérationnelle grâce aux points de vue des différents spectres que croisera Samuel. J’ai eu envie de découvrir chacune de leurs histoires tout au long de la lecture. Qui n’a jamais désiré rencontrer ses lointains ancêtres après tout ? Ou du moins, savoir à quoi leurs vies ressemblaient.

Malgré cela, je n’ai pas eu de coup de cœur pour la Malédiction des Dragensblöt. Dès la moitié du roman, les évènements deviennent assez prévisibles et linéaires. Je n’en dirai pas plus, de peur de spoiler, mais j’aurais souhaité un peu plus de rebondissements. Ce tome est le premier d’une saga composée de sept romans, de ce fait, j’imagine que l’action sera aux rendez-vous par la suite. Par ailleurs, je pense avoir été floué par la quatrième de couverture, m’attendant à quelques éléments horrifiques… En définitive, le château regorge surtout de spectres sympathiques, du moins pour le moment.

Conclusion

L’histoire m’a intéressé, je lirai probablement la suite des aventures de Samuel grâce à la réédition de la saga chez Michel Lafon. Les sept tomes sont déjà tous sortis au Québec, mais je trouve les couvertures peu esthétiques. Certes, il ne faut pas juger un livre pour sa couverture, mais… Il y a des limites à ne pas franchir dans le domaine du kitsch ! Je patienterai donc.

Je recommande malgré les quelques défauts que j’ai pu pointer.