Les romans

La Tour Sombre VI : Le Chant de Susannah (2004), Stephen King

Présentation

Le Chant de Susannah (Song of Susannah en V.O) est un roman appartenant à la littérature fantastique. Il a été écrit par Stephen King et fait partie du cycle de La Tour Sombre dont il est le sixième tome. Nous rejoignons nos héros où nous les avons laissés à la fin du cinquième livre : Susannah s’est échappée après la bataille contre les Loups de La Calla. La jeune femme est sur le point de donner naissance à son enfant et se retrouve contrôlée par Mia, une énième personnalité ayant émergée au fil de ce dernier volume. Fragilisé, le Ka-Tet* décide de partir à sa recherche, s’éloignant encore une fois de la quête de la Tour Sombre. Roland Deschain, le dinh**, est conscient qu’il ne pourra pas accomplir sa destinée sans Susannah à ses côtés. Eddie Dean, l’amant dépité de cette dernière, perd patience et sort de ses gonds, tandis que Jake Chambers, accompagné de Oy et du Père Callahan, s’embarque dans une nouvelle aventure à travers l’espace et le temps. Nous suivons les péripéties des cinq protagonistes dans un New York hors du temps, alors que Susannah part en quête de vérité sur l’origine de Mia, son alter ego qui semble déterminé à lui dérober son futur enfant à naître. Et si cet enfant avait lui aussi son rôle à jouer dans la quête de Roland ?

*  Groupe de personnes partageant un même destin

** Le chef d’un Ka-Tet

Mon histoire avec le livre

J’ai lu ce roman dans le cadre de l’automne du King, le défi annuel crée par @Tomabooks. J’ai pu profiter de ce sixième tome de la Tour Sombre lors de mon dernier voyage en Irlande. Cette lecture sera à jamais associée dans ma mémoire à ces quelques jours de sérénité dans ce pays que j’affectionne particulièrement. En anglais, ce roman compte 480 pages. J’ai pu l’acheter d’occasion comme la plupart des tomes de la Tour Sombre, et je l’ai dévoré en une semaine.

Mon ressenti

Il est l’un des rares livres lus cette année à m’avoir autant tenu en haleine. Si certains chapitres ne m’ont pas du tout passionné dans la première partie du roman (notamment ceux mettant en scène le binôme Roland/Eddie), j’en retire beaucoup de satisfaction. Nous avons accès à une cascade de révélations et d’explications sur certains mystères abordés plus tôt dans la saga. Il en manque encore des tonnes certes, mais c’est plutôt agréable de parvenir (enfin) à saisir les tenants et les aboutissants du méta-univers crée par King. Sans surprise, Susannah est au centre de cette histoire. Si ce personnage ne m’a pas inspiré grand-chose au moment de son introduction dans le tome deux, je dois avouer que j’ai pris plaisir à en apprendre plus sur elle. Le Chant de Susannah aborde des thématiques plutôt sombres où l’unique membre féminin du Ka-Tet doit lutter contre sa plus grande ennemie : elle-même. Les forces du mal se dévoilent de plus en plus dans ce tome et tout semble faire sens.

Côté développement des personnages, j’ai aimé le traitement qui a été accordé à Jake. Le petit garçon fragile des premiers tomes semble avoir totalement disparu, laissant place à un futur Pistolero redoutable. Le Père Callahan est mis de côté (plusieurs chapitres lui ont été dédiés dans le dernier tome), Eddie m’a exaspéré tout le long du roman (alors qu’il est mon personnage préféré) et Roland est un peu en retrait pour une fois, ce qui ne fait pas de mal.

Ce sixième tome contient du suspens, des flash-backs (non ennuyeux), des phases d’action et des révélations. À partir du dixième chapitre, tout s’enchaîne et il m’a été impossible de lâcher le bouquin jusqu’à la fin. Que demander de plus ? Je n’ai qu’une hâte, me plonger dans le dernier tome de cette saga, au cours du premier trimestre 2022.

Conclusion

Je le classe dans le haut du panier dans ce cycle, juste en dessous du deuxième tome qui reste mon préféré pour le moment. Je recommande à ceux ayant entamé la lecture du cycle. Pour les autres, foncez !