Les romans

Le cas Van Noorden (2021), Raphaël Passerin

Présentation

Le Cas Van Noorden est un thriller écrit par Raphaël Passerin et publié par les Éditions du Val en 2021. L’auteur nous raconte l’histoire de la résolution d’un crime violent s’étant produit lors d’une soirée des plus singulières… À Paris, le retour de Carl est l’occasion pour une ancienne bande d’amis de l’université de se retrouver. Parmi les protagonistes, Audric, le maître des lieux, Victor l’étrange auteur accompagné de Léa, sa dernière conquête, et enfin Tony, noyant son chagrin dans l’alcool. Mais voilà que l’un d’eux est retrouvé mort peu de temps après le début de la soirée. Chacun est susceptible d’avoir commis le crime, mais une seule personne devra se mettre en quête de la vérité. Une responsabilité qui sera attribuée à Sadegh, le livreur de sushi qui s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment…

« Des morts, Sadegh en a croisé des centaines, sinon des milliers. Aux cadavres jonchant les romans de Patricia Cornwell, s’ajoutent les victimes des procès qu’il dissèque en TD, mais dans la vie, la vraie, celle qui pue l’échec et les sushis, c’est son tout premier macchabée ».

Mon histoire avec le livre

C’est un service presse qui m’a été proposé par les Éditions Du Val. Cette proposition tombait à pic puisqu’elle coïncidait avec mon désir de m’ouvrir à d’autres formes de littératures (thriller/polar). En format numérique, le livre compte 161 pages, ce qui est plutôt court.

Mon ressenti

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire au début de ma lecture. Les dialogues parfois grandiloquents et les personnages caricaturaux aux personnalités extravagantes me semblaient peu crédibles. Rapidement, j’ai compris que l’enquête avait été écrite comme une pièce de théâtre (en tout cas c’est l’impression que cela m’a donné). Dès cet instant, j’ai pu apprécier pleinement cette lecture en me focalisant sur la résolution de cette enquête improbable. Sadegh est le seul personnage pour lequel j’ai développé de l’empathie. Le seul qui semble sain d’esprit et qui parvient à garder son calme malgré le bourbier dans lequel il s’est laissé entraîner. Il est l’unique personnage dont l’aspect psychologique est réellement creusé.

Le roman est un semi-huis-clos aux allures de vaudeville où la tension ne cesse de grimper. Passé la moitié du roman, il m’a été impossible de lâcher ma lecture jusqu’au dénouement ! De l’humour, des rebondissements, des révélations improbables et un peu d’éléments glauques, vous retrouverez tout cela dans cette lecture !

Conclusion

Ce n’est pas un coup de cœur, mais j’ai vraiment apprécié cette lecture, fluide, simple et agréable.

Les romans

Agence Lockwood & Co. — Tome 1 : Le manoir de Combe Carrey (2013), Jonathan Stroud

Présentation

Agence Lockwood & Co – Chasseurs de Fantômes est une série de romans jeunesse écrite par Jonathan Stroud entre 2013 et 2017 qui comporte cinq tomes. Le premier tome « Le Manoir de Combe Carrey » est publié par Albin Michel en 2019. C’est un thriller se déroulant dans un monde surnaturel où les fantômes font partie intégrante du décor depuis un incident s’étant produit à Londres. Ce « Problème » (c’est comme ça qu’il a été nommé) est la raison pour laquelle de nombreuses agences de chasseurs de fantômes ont vu le jour. Nous suivons les aventures de Lucy, Anthony et George, représentant l’agence Lockwood, la moins cotée de la ville, et leurs aventures au gré des missions dans lesquelles ils sont enrôlés. Chacun des personnages principaux possède un « talent », nécessaire afin de détecter la présence de fantômes. Armés de leurs bombes de sel, de leurs rapières en fer et de leurs fusées au magnésium, ils s’apprêtent à pénétrer dans l’un des lieux les plus hantés de Londres : le manoir de Combe Carrey ! Argent et gloire les attendent s’ils réussissent à se débarrasser de toute présence spectrale dans ce lieu. S’ils échouent… Mieux vaut ne pas y penser.

« Combe Carrey est le manoir le plus hanté d’Angleterre, pour rien au monde je ne voudrais y passer la nuit ! Mais c’est précisément ce que je vous demande de faire… »

Mon histoire avec le livre

Une de mes amies les plus proches m’a fortement conseillé ce livre, férue tout comme moi de littérature jeune adulte. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’histoire dans un premier temps. Il m’a été nécessaire de poser le livre pendant un moment. Deux mois plus tard, surprise ! J’ai dévoré les 480 pages du livre en quelques jours. Comme quoi, il n’est pas vraiment utile de se forcer à lire quand l’envie n’est pas là, mieux vaut y revenir plus tard.

Mon ressenti

J’ai adoré cette histoire ! Les personnages sont plutôt réalistes, crédibles et attachants. L’ambiance anglaise teintée de touches horrifiques est convaincante ! Il est très agréable d’entrer dans cet univers puisque tout est expliqué de manière fluide au fil de la lecture : d’où viennent les fantômes ? Comment les reconnaître ? Quels sont leurs buts ? Comment s’en débarrasser ? Un glossaire est inséré à la fin du roman, ce qui est très pratique.

Quelques flashbacks sont présents en début de roman. Ils sont centrés sur Lucy et nous permettent d’avoir un aperçu sur son arrivée dans l’agence Lockwood. Une façon d’en apprendre plus sur le monde qui est le leur sans pour autant nous sortir de la trame principale.

En parallèle des missions dans lesquelles s’engage le trio, nous suivons également la résolution d’un meurtre, fil rouge de la lecture.

Le mystère est présent, mais aussi l’humour. Les protagonistes vont de déboires en déboires et se tirent souvent dans les pattes. Nous sommes loin du cliché de l’équipe soudée. Pour autant, il est très facile de s’attacher au trio.

L’action est présente tout au long du livre, mais c’est surtout l’ambiance qui m’a séduit.

L’adaptation

A priori, une série Netflix serait en cours de production depuis 2021. D’après mes recherches nous aurons droit à un format 8 x 60 minutes. Pour le moment, nous ne savons pas si la série adaptera le premier tome ou l’ensemble de la collection. J’ai hâte de voir ce que cela pourrait donner !

Conclusion

Je le recommande ! Et je lirai sans aucun doute la suite !

Les romans

Pirates (2009), Michael Crichton

Présentation

Pirates ou Pirates Latitude (en V.O) est un roman classé aventure publié à titre posthume par Harper Collins en 2009 et écrit par Michael Crichton. Le romancier et scénariste est plus connu pour avoir écrit Jurassic Park ainsi que le Monde Perdu mais également pour avoir créé la série Urgences. L’auteur est décédé en 2008, cependant, l’un de ses assistants à retrouvé le manuscrit de « Pirates », ce qui a donné lieu à une publication l’année d’après. Ce roman se déroule en 1665 et se concentre sur les aventures du Capitaine Hunter, corsaire anglais au tempérament fougueux qui jouit des plaisirs de la vie à Port-Royal. Sous les ordres du Gouverneur de la Jamaïque, il est envoyé sur l’île de Matanceros afin de mettre la main sur le Trinidad, un navire qui serait rempli d’or selon les rumeurs. La promesse d’une richesse éternelle n’est pas le seul leitmotiv du capitaine Hunter, puisque l’île est gouvernée par Cazalla, un dirigeant impitoyable avec qui le corsaire désire secrètement régler ses comptes.

Une citation :

La tempête hurlait avec une fureur démoniaque et le vaisseau craquait, laissant échapper des gémissements d’agonie.

Mon histoire avec le livre

Depuis trois ans, je lis chaque Noël un livre d’aventures se déroulant dans le monde de la piraterie. Deux univers qui ne vont pas du tout ensemble, pour autant, j’ai pris cette habitude. J’ai commencé avec Sur des mers plus ignorées de Tim Powers, le roman ayant inspiré le quatrième volet de Pirates des Caraïbes, une lecture que j’avais adorée. L’an dernier, j’ai enfin pu découvrir L’île au Trésor de Robert Louis Stevenson, un classique qui a marqué les esprits et qui a inspiré de nombreux écrivains ou scénaristes par la suite. Je n’ai pu m’empêcher d’acheter « Pirates » lorsque je l’ai déniché d’occasion dans un Cash.

Mon ressenti

J’écris cette chronique deux mois après la lecture de ce roman. Le souvenir qu’il m’en reste est plutôt amer. J’aurais aimé apprécier ce bouquin, mais je suis totalement passé à côté. Et ce, malgré la présence d’éléments qui m’attirent en principe dans ce genre de récits : la description des journées sur les navires pirates, le personnage principal antihéros, les trahisons, les batailles sanguinaires face à des ennemis sans pitié et les escales dans des îles paradisiaques.

Ce qui m’a manqué dans cette lecture : l’absence d’enjeux véritables, la pauvreté des liens entre les personnages et le manque de cohésion au sein de l’équipage du Capitaine Hunter. J’avoue avoir été assez déçu également quant au traitement des personnages féminins. J’entends la volonté de crédibilité de l’auteur et le désir d’offrir une œuvre réaliste et bien ancrée dans un contexte historique. Cependant, si l’on est capable d’intégrer dans son récit la présence de créatures aquatiques fantastique type kraken, rien ne nous empêche de concevoir qu’un personnage féminin ne soit pas réduit à celui de la prostituée, de l’esclave, de la victime ou de l’objet servant de pièce d’échange dans des négociations. Le seul personnage féminin qui sort du lot se trouve être une combattante très masculine dont l’atout principal est de se dénuder la poitrine afin de créer un effet de surprise chez son adversaire… La femme est réduite à son corps et l’homme à son désir charnel.

La seule chose que j’ai pu apprécier dans ma lecture est l’existence d’un réel danger pour l’équipage tout au long du récit. Les membres de l’équipage du Capitaine sont malmenés et n’arrivent pas à leur fin sans heurt. Il y a une notion d’urgence et de suspense que je ne peux pas nier. C’est d’ailleurs cela qui m’a poussé à finir ma lecture.

L’adaptation

Une adaptation cinématographique avait été envisagée par Steven Spielberg, mais aucune information sur le sujet n’est sortie depuis 2009, cela reste donc très peu probable que ce projet voit le jour.

Conclusion

Une lecture oubliable selon moi. Cette année, j’ai prévu de lire pour Noël Les Pirates de l’Escroc-Griffe de Jean-Sébastien Guillermou.

Les romans

Les Chroniques de l’érable et du cerisier – Le masque de Nô (2020), Camille Monceaux

Présentation

Les Chroniques de l’érable et du cerisier est un roman édité chez Gallimard Jeunesse en 2020 et écrit par Camille Monceaux. C’est une trilogie estampillée jeunesse qui prend place dans un japon féodal à l’ère Edo*. Le second tome « Le sabre des Sanada » est paru à l’été 2021 et le troisième sortira probablement fin 2022. L’autrice, d’origine française, nous raconte l’histoire d’Ichirô, un nourrisson abandonné qui sera élevé par un samouraï. C’est une quête initiatique dans laquelle nous plonge l’autrice. Nous regardons Ichirô grandir à travers son apprentissage de la voie du sabre, des nombreuses rencontres qu’il réalise ainsi que des voyages qui lui permettent de découvrir l’histoire de son pays. En quête d’identité et de réponses quant à ses origines, le protagoniste est prêt à braver tous les dangers. Ce roman est une ode à la civilisation japonaise, parfaitement dépeinte par l’autrice, à travers une exploration du monde du théâtre et de la mise en scène, mais aussi de l’univers si particulier des maisons de thé. Une lecture qui m’a transcendé !

* Période se situant entre l’an 1600 et l’an 1868

Une citation

« Le cœur est fait de plusieurs couches. Trouve celle qui, sous la souffrance, abrite l’ardeur ».

Mon histoire avec le livre

Ayant baigné dans la culture asiatique dès mon plus jeune âge, je n’ai pas pu passer à côté de cet ouvrage. La magnifique couverture m’a tout de suite sauté aux yeux. Je l’ai lu à la fin de l’année 2021, la plupart du temps au coin du feu, parfois à ma pause au boulot, dans les transports en commun. Concrètement, je ne l’ai pas lâché. Ce furent les 416 pages les plus rapides de ma vie !

Mon ressenti

Mon coup de cœur de l’année 2021 ! Dès le début du roman, nous sommes transportés dans l’univers des samouraïs. Au fil de ma lecture, de nombreuses images me viennent en tête : de Dragon Ball à Kill Bill en passant par Le Masque de Fer, je vois des références qui me sont familières et qui me donnent rapidement l’impression d’être à la maison. La lecture est douce, apaisante, poétique par moment et l’on s’attache facilement au personnage d’Ichirô. On grandit avec lui.

La lecture commence comme n’importe quel manga shonen* où le protagoniste orphelin apprend l’art du combat auprès d’un maitre surpuissant et mystérieux. Sauf que non ! Si la maitrise du sabre et l’action sont bien présentes dans la lecture, elle ne se résume pas uniquement à cela. Tout un pan de l’histoire se déroule à la ville où Ichirô découvrira le métier d’acteur de théâtre dans une troupe. Un univers que je ne connais pas tellement et qui m’a passionné.

* manga initialement pour jeune garçon

La panoplie de personnages secondaires et hauts en couleur est l’une des forces du roman. Ichirô rencontre en effet des samouraïs, des soldats, des prostituées, des acteurs, des malfrats, des marchands et des nobles. Chacune de ces rencontres, bonnes ou mauvaises, l’aidera à se construire et à développer sa propre vision du monde. Son évolution au cours du roman est remarquable.

J’ai beaucoup aimé la portée symbolique du roman et l’aspect spirituel qui s’en dégage. L’autrice met en avant le respect des traditions japonaises ainsi que les nombreux rituels qui y sont pratiqués depuis des siècles. Ce qui me laisse penser que l’écrivaine a dû faire un important travail de recherche.

Conclusion

Je ne peux que le recommander aux amateurs de livres jeunesse, de japon ou même de lecture tout court. Allez-y les yeux fermés ! Pour ma part, je n’ai qu’une hâte, lire la suite !

Les romans

Cœurs perdus en Atlantide, Stephen King (1999)

Présentation

Cœurs perdus en Atlantide est un recueil de nouvelles écrit par Stephen King en 1999. Cinq histoires composent l’ouvrage avec une ligne directrice commune et des personnages qui s’entrecroisent à des périodes différentes de leurs vies. L’auteur aborde à nouveau des thématiques qu’il maitrise : le début de l’adolescence, les relations amicales intergénérationnelles et le trauma à travers la guerre du Vietnam, un sujet en arrière-plan tout au long de la lecture. La première nouvelle intitulée « Crapules de bas étage en manteau jaune » s’attarde sur un groupe d’amis ayant grandi dans le Connecticut : Bobby Gardfield, le protagoniste, Carol Gerber et Sully John. Le quotidien de Bobby est chamboulé le jour où Ted Brautigan emménage dans l’appartement du dessus. Ted est un vieil homme qui semble posséder un don hors du commun, le forçant à se cacher d’individus méprisables à sa recherche. Une véritable histoire d’amitié s’installe entre Ted et le jeune garçon, une relation très mal vue par la mère de Bobby qui ne cessera de s’interposer entre eux. Cette première nouvelle est un portrait saisissant des années 60 aux États-Unis, une période chère dans le cœur de l’auteur.

« Même s’il est difficile de le croire, les sixties ne sont pas imaginaires : ces années-là ont bel et bien existé » Stephen King

Mon histoire avec le livre

J’ai lu ce roman dans le cadre de l’automne du King, le défi annuel crée par @Tomabooks. Cette lecture était également nécessaire à mesure de ma progression dans le cycle de La Tour Sombre puisque la première nouvelle y fait référence de plusieurs façons. Cette lecture m’a accompagné pendant une petite semaine, je ne parvenais pas à la lâcher. Toutes les nouvelles ne se valent pas, en taille comme en qualité, mais le ressenti global fut très bon pour moi.

Mon ressenti

J’ai été transporté dès la première nouvelle et touché par la façon dont King a choisi de raconter cette grande histoire. La première nouvelle parle d’amitié, que ce soit celle entre les trois adolescents unis depuis l’enfance ou celle entre Bobby et Ted. Impossible de ne pas penser à Ça ou à la nouvelle Le Corps, deux histoires où l’amitié est au premier plan. Dans « Crapules de bas étage en manteaux jaune », l’auteur dissémine astucieusement des éléments liés à La Tour Sombre (sa saga fantasy). Cela est fait plutôt intelligemment de façon qu’une personne qui n’a pas lu le cycle ne soit pas perdue (au pire elle ratera quelques références) alors que celui ayant suivi les aventures de Roland, l’un des protagonistes de la Tour Sombre, sera ravi à chaque clin d’œil.

« Chasse-cœur en Atlantide » est la seconde nouvelle du recueil, et se déroule quelques années plus tard. Elle aborde le quotidien d’un groupe d’étudiants à l’université ayant développé une obsession pour un jeu de cartes, à l’heure où de nombreux individus sont appelés à entrer en guerre au Vietnam. La nouvelle aborde également la question du militantisme à travers les premiers mouvements hippies.

Les nouvelles « Willie l’Aveugle » et « Pourquoi nous étions au Vietnam » se déroulent respectivement au début des années 80 puis juste avant les années 2000 et abordent la question du trauma de guerre et de la difficulté à se réinsérer dans la société pour les vétérans. La dernière nouvelle « Ainsi tombent les ombres célestes de la nuit », pouvant être considérée comme un épilogue, vient clore cette histoire d’une façon touchante, presque poétique, et représente la dernière pièce du puzzle permettant au lecteur de comprendre l’histoire dans sa globalité.

Sans être de la génération Woodstock ou sans même avoir de connaissance précise quant au déroulé de la guerre du Vietnam et de ses retombées sur le plan humain, économique et social, j’ai pu apprécier cette lecture qui a résonné en moi. Les personnages sont creusés, authentiques mais imparfaits et remplis de failles. C’est ce que j’aime dans mes lectures de Stephen King et ce que je continue de chercher dans ses écrits. La force de cet ouvrage réside selon moi dans le découpage temporel qui a été effectué par l’auteur, nous accordant ainsi la possibilité de comprendre un phénomène traumatogène sous le prisme de plusieurs personnages et à des périodes différentes.

L’adaptation

Une adaptation cinématographique de la première nouvelle du recueil voit le jour en 2002. On accorde à Anthony Hopkins le rôle de Ted Brautigan tandis que celui de Bobby est campé par le regretté Anton Yelchin. Le duo marche bien et l’adaptation est très correcte. Bien que je comprenne le choix qui a été fait de mettre de côté les quatre autres parties du recueil (cela aurait été probablement impossible de les retranscrire à l’écran sans perdre le spectateur), je trouve que l’histoire perd tout son sens et son intensité. Les références à la Tour Sombre n’ont par ailleurs pas pu être incluses. L’ambiance reste respectée, mais j’attendais quelque chose de différent.

Coeurs perdus en Atlantide en DVD : Coeurs perdus en Atlantide - AlloCiné

Conclusion

Je recommande fortement cette lecture ! Que vous ayez lu La Tour Sombre ou non. Une de mes lectures favorites pour l’année 2021.

Les romans

Mud, muck and dead things (2009), Ann Granger

Présentation

Mud, muck and dead things est un roman policier de 346 pages appartenant au genre cosy crime (ce sont des polars soft), écrit par Ann Granger. Il est traduit en 2020 en France sous le nom de « Cottage, fantômes et guet-apens ». Ce livre est le premier d’une série de sept romans intitulée « Campbell et Carter », composée de plusieurs enquêtes mettant en scène l’inspectrice Jess Campbell et le commissaire Ian Carter. Auparavant, l’autrice a déjà écrit trois longues séries de romans policiers ainsi que de nombreux romans d’amour historiques. Mud, muck and dead things débute à travers le point de vue de Lucas Burton, un homme venu conclure une affaire, découvrant malencontreusement le corps sans vie d’une jeune fille dans une ferme abandonnée des Costwolds*. Pris de panique, l’individu décide de fuir au volant de sa Mercedes sans savoir que Penny Gower, la responsable du club équestre local, a aperçu sa voiture quitter les lieux. Ainsi, démarre la première enquête de Jess Campbell en tant qu’inspectrice. Alors que cette dernière piétine dans la résolution du meurtre, un nouveau cadavre est découvert…

* Chaîne de collines du sud-ouest de l’Angleterre

Mon histoire avec le livre

J’avais aperçu ce titre sur mon fil Instagram à de nombreuses reprises sans jamais le dénicher en occasion. Mon vœu a été exaucé dans une librairie irlandaise gigantesque qui déstockait l’ensemble de ses articles. J’ai pu acheter deux romans de la collection « Campbell et Carter » ce jour-ci.

Mon ressenti

Une lecture en demi-teinte pour moi. Nous sommes face à une enquête très classique : un meurtre, une dizaine de coupables potentiels et deux enquêteurs aux méthodes différentes. Le style est très sympathique, on entre facilement dans le monde de Jess Campbell sans même avoir lu ses précédentes enquêtes (l’inspectrice apparait dans la première série de romans de l’autrice).

J’ai pu deviner assez rapidement l’identité du coupable (alors que je suis très nul pour ça en temps normal).

J’attendais beaucoup de l’ambiance anglaise qui émanait de la couverture et du résumé. Mais que nenni ! L’histoire aurait pu se dérouler dans n’importe quel endroit. Autre déception, la partie « dead things » du bouquin, traduite par « fantômes » en VF… Qui ne transparait que très peu dans le récit. Je ne dis rien de plus, par peur de spoiler !

Je ne suis pas sûr de lire d’autres romans d’Ann Granger tout de suite. Pour autant, je suis ravi de m’être ouvert à ce style de lecture, c’était l’un de mes objectifs pour l’année 2021.

Conclusion

Je ne peux que conseiller aux amateurs du genre « cosy mystery » qui y trouveront peut-être leur compte. Pour ceux qui découvrent ce type de lecture comme moi, je ne recommande pas forcément de commencer par ce roman.

Les romans

La Tour Sombre VI : Le Chant de Susannah (2004), Stephen King

Présentation

Le Chant de Susannah (Song of Susannah en V.O) est un roman appartenant à la littérature fantastique. Il a été écrit par Stephen King et fait partie du cycle de La Tour Sombre dont il est le sixième tome. Nous rejoignons nos héros où nous les avons laissés à la fin du cinquième livre : Susannah s’est échappée après la bataille contre les Loups de La Calla. La jeune femme est sur le point de donner naissance à son enfant et se retrouve contrôlée par Mia, une énième personnalité ayant émergée au fil de ce dernier volume. Fragilisé, le Ka-Tet* décide de partir à sa recherche, s’éloignant encore une fois de la quête de la Tour Sombre. Roland Deschain, le dinh**, est conscient qu’il ne pourra pas accomplir sa destinée sans Susannah à ses côtés. Eddie Dean, l’amant dépité de cette dernière, perd patience et sort de ses gonds, tandis que Jake Chambers, accompagné de Oy et du Père Callahan, s’embarque dans une nouvelle aventure à travers l’espace et le temps. Nous suivons les péripéties des cinq protagonistes dans un New York hors du temps, alors que Susannah part en quête de vérité sur l’origine de Mia, son alter ego qui semble déterminé à lui dérober son futur enfant à naître. Et si cet enfant avait lui aussi son rôle à jouer dans la quête de Roland ?

*  Groupe de personnes partageant un même destin

** Le chef d’un Ka-Tet

Mon histoire avec le livre

J’ai lu ce roman dans le cadre de l’automne du King, le défi annuel crée par @Tomabooks. J’ai pu profiter de ce sixième tome de la Tour Sombre lors de mon dernier voyage en Irlande. Cette lecture sera à jamais associée dans ma mémoire à ces quelques jours de sérénité dans ce pays que j’affectionne particulièrement. En anglais, ce roman compte 480 pages. J’ai pu l’acheter d’occasion comme la plupart des tomes de la Tour Sombre, et je l’ai dévoré en une semaine.

Mon ressenti

Il est l’un des rares livres lus cette année à m’avoir autant tenu en haleine. Si certains chapitres ne m’ont pas du tout passionné dans la première partie du roman (notamment ceux mettant en scène le binôme Roland/Eddie), j’en retire beaucoup de satisfaction. Nous avons accès à une cascade de révélations et d’explications sur certains mystères abordés plus tôt dans la saga. Il en manque encore des tonnes certes, mais c’est plutôt agréable de parvenir (enfin) à saisir les tenants et les aboutissants du méta-univers crée par King. Sans surprise, Susannah est au centre de cette histoire. Si ce personnage ne m’a pas inspiré grand-chose au moment de son introduction dans le tome deux, je dois avouer que j’ai pris plaisir à en apprendre plus sur elle. Le Chant de Susannah aborde des thématiques plutôt sombres où l’unique membre féminin du Ka-Tet doit lutter contre sa plus grande ennemie : elle-même. Les forces du mal se dévoilent de plus en plus dans ce tome et tout semble faire sens.

Côté développement des personnages, j’ai aimé le traitement qui a été accordé à Jake. Le petit garçon fragile des premiers tomes semble avoir totalement disparu, laissant place à un futur Pistolero redoutable. Le Père Callahan est mis de côté (plusieurs chapitres lui ont été dédiés dans le dernier tome), Eddie m’a exaspéré tout le long du roman (alors qu’il est mon personnage préféré) et Roland est un peu en retrait pour une fois, ce qui ne fait pas de mal.

Ce sixième tome contient du suspens, des flash-backs (non ennuyeux), des phases d’action et des révélations. À partir du dixième chapitre, tout s’enchaîne et il m’a été impossible de lâcher le bouquin jusqu’à la fin. Que demander de plus ? Je n’ai qu’une hâte, me plonger dans le dernier tome de cette saga, au cours du premier trimestre 2022.

Conclusion

Je le classe dans le haut du panier dans ce cycle, juste en dessous du deuxième tome qui reste mon préféré pour le moment. Je recommande à ceux ayant entamé la lecture du cycle. Pour les autres, foncez !

Les romans

Later, Stephen King (2021)

Présentation

Later est un roman policier de 256 pages écrit par Stephen King et édité par Hard Case Crime en mars 2021, la maison qui avait déjà publié deux livres de l’auteur : Colorado Kid et Joyland, eux aussi estampillés « romans policiers ». Il sort quelques mois plus tard en France et s’intitule « Après ». L’écrivain nous plonge dans le quotidien de Jamie Conklin, âgé de six ans au début de l’histoire et de sa mère, Tia, dans un New York contemporain. Le jeune garçon a une particularité : il possède un don surnaturel le reliant au monde des morts, que sa mère lui demande de taire. Malgré lui, il se retrouvera contraint de l’employer afin de résoudre une enquête criminelle, incité par Liz, inspectrice de la police de New York qui n’a que faire des conséquences pour le jeune garçon. En effet, l’utilisation de ce don a un coût et Jamie ne tardera pas à le découvrir. Later aborde la thématique de l’au-delà, de la fin de vie, de la maladie mentale, mais aussi de l’addiction.

Mon histoire avec le livre

J’ai lu ce roman dans le cadre de l’automne du King, le défi annuel crée par @Tomabooks. Il est l’un des derniers romans écrits par Stephen King. Depuis ma lecture de la Tour Sombre en anglais, je me suis décidé à découvrir tous les nouveaux King dans leur langue originale. La couverture US me plaisait drôlement alors je me le suis dégoté pour quelques euros sur Vinted.

Mon ressenti

Later est un roman policier dont il émane quelques touches horrifiques. Des fantômes sont présents au côté du personnage principal et ne lui veulent pas toujours du bien. Leurs apparitions et leurs capacités sont cependant soumises à des règles bien précises, ce que j’ai trouvé très original. J’ai apprécié le personnage de Jamie, un protagoniste attachant pour qui il est facile de développer de l’empathie. Jamie maîtrise plus ou moins déjà son « don » au début du roman, ce qui nous épargne la genèse de ses pouvoirs (un moment que je trouve bien souvent long dans certains romans). Nous suivons le déroulé de sa vie entre l’enfance à l’âge adulte, bien qu’une très grande partie du récit concerne son adolescence. Jamie ne craint ni la mort ni les fantômes. Cependant, lorsqu’un nouveau spectre apparaît et que ce dernier modifie les règles, la terreur commence à s’installer en lui.

Bien que l’enquête occupe une place majeure dans le roman, la relation entre Jamie et sa mère reste centrale dans le récit. Le personnage de Tia est très peu creusé malheureusement, constamment dans l’ombre de Liz, le second personnage féminin important dans Later. On note également la présence du voisin, un vieux monsieur du nom de Marty avec qui Jamie tissera un lien. À nouveau, Stephen King démontre qu’il est capable d’écrire de belles amitiés, intergénérationnelles ou non.

Si la résolution de l’enquête et la fin de l’histoire m’ont plu, je n’ai pas du tout apprécié l’épilogue ni la révélation faite dans celui-ci.

L’adaptation

Il y a déjà beaucoup de projets d’adaptation de récits de King en tout genre, mais pour l’instant Later n’apparaît dans aucun d’après mes recherches. L’histoire s’adapterait bien en minisérie. À suivre !

Conclusion

C’est un oui pour moi ! Il se lit vite et facilement, l’anglais y est accessible. La fin ne gâche en rien le plaisir ressenti.

Les romans

La Tempête du siècle, Stephen King (1999)

Présentation

La Tempête du Siècle est un roman de Stephen King un peu particulier. En l’écrivant, l’auteur s’est rapidement rendu compte du potentiel visuel de son histoire et a décidé d’en faire un scénario pour une mini-série. Ainsi, le livre se lit comme l’on pourrait lire le script d’un film ou d’une pièce de théâtre : le nom des personnages figure avant chaque dialogue ainsi que le contexte de chaque scène. La Tempête du Siècle ou « Storm of the Century » se déroule sur l’île de Little Tall et met en scène un nombre important de personnages qui vont tenter de faire face à deux événements imprévisibles : la survenue d’une tempête de neige dévastatrice les coupant du monde ainsi que l’arrivée d’un mystérieux personnage sur l’île « André Linoge ». Parmi les habitants notoires, Mike Anderson, le shérif, se démarque et tente de prendre en main la situation. Lorsqu’une dame âgée est retrouvée morte dans sa maison, Linoge est directement soupçonné. L’angoisse monte au sein de la communauté et les habitants se retrouvent rapidement face à des phénomènes qui dépassent l’entendement, car le danger ne se situe pas toujours là où on le croit.

Mon histoire avec le livre

J’ai lu ce roman dans le cadre de l’automne du King, le défi annuel crée par @Tomabooks. Aucune histoire ne se cache derrière l’achat de ce roman. Il ne fait pas partie des King les plus connus. Je ne me rappelle même pas l’avoir acheté. Et à vrai dire, je l’ai choisi dans ma bibliothèque, car il demeurait l’un des derniers romans « courts » de l’auteur (448 pages) qu’il me restait à lire… ! N’ayant pas la foi de me lancer dans un pavé. Pour un maximum d’immersion dans l’histoire, je recommande de le lire par une nuit d’orage ou en plein hiver !

Mon ressenti

J’ai plutôt bien aimé cette lecture. Nous sommes rapidement mis dans le bain, il n’y a pas vraiment de temps mort dans le récit. King nous épargne pour une fois la description sur-détaillée de son cadre et de l’ensemble des personnages, priorisant la mise en avant d’une thématique spécifique : l’impact que peut avoir la présence d’une seule personne malfaisante sur l’ensemble d’une communauté. Ce sujet avait déjà été traité par King dans Bazaar, où l’arrivée d’un vendeur dans la ville de Castle Rock était l’élément déclencheur de nombreux événements catastrophiques.

Si nous avons accès à une multitude de points de vue dans la Tempête du Siècle, l’action est surtout ancrée autour du personnage de Mike, ce qui permet de creuser son personnage. J’ai aimé l’ambiance confinement, quasiment huis-clos qui émane de l’histoire. Les habitants de Little Tall sont livrés à eux-mêmes pendant la tempête, ce qui aura pour conséquence de faire émerger la nature la plus profonde (et la plus abjecte) de certains habitants. Comme l’auteur le montre souvent dans ses écrits, la vraie horreur est celle qui se situe à l’intérieur de ses personnages. Ces derniers sont torturés, faibles, remplis de défauts et de traumatismes. Et c’est ce qui les rend aussi intéressants !

La force du récit réside également dans la présence d’André Linoge, le mal incarné. Omnipotent et omniscient, il répétera une même phrase tout au long du roman : « Give me what I want and I’ll go away ». À lui seul, il apporte la touche horreur et fantastique de l’ensemble du roman. Un antagoniste charismatique qui poussera les habitants de l’île jusque dans leurs derniers retranchements.

L’adaptation

Je ne sais pas si l’on peut parler d’adaptation, puisque La Tempête du Siècle a été écrit par King en tant que scénario. Pour ma culture personnelle et les bienfaits de l’article, j’ai visionné la mini-série de 4 h 30. Étonnamment, je ne l’ai pas trouvée indigeste malgré la retranscription mot à mot du scénario. Il n’y a aucun changement dans la mini-série. Cela aurait pu être extrêmement ennuyeux, mais je n’ai pas eu ce ressenti. Est-ce dû aux prestations des acteurs ? Colm Feore est parfait dans le rôle de Linoge, et Timothy Daly qui interprète le shérif Mike Anderson est également convaincant (surtout dans la dernière partie). Ou est-ce dû au respect de l’ambiance et à l’angoisse qui monte crescendo tout au long de l’intrigue ? Toujours est-il que j’ai passé un bon moment !

Conclusion

En bref, une lecture haletante qui mériterait d’être un peu plus connue. Je recommande la lecture du roman/script plutôt que la mini-série de 4 h 30.

Les romans

L’étrange vie de Nobody Owens, Neil Gaiman (2008)

Présentation

L’Etrange Vie de Nobody Owens est un roman étiqueté jeunesse/fantastique, écrit par Neil Gaiman en 2008. L’auteur explique dans la préface que l’histoire lui est venue en observant sa fille faire du vélo dans l’allée d’un cimetière. Le livre raconte l’histoire de Nobody Owens, un être humain dont la famille a été tuée lorsqu’il n’était qu’un bébé. Le tueur, surnommé « Le Jack », n’a pas réussi à mettre la main sur l’enfant, sauvé in extremis et déposé dans un cimetière. Ce lieu a la particularité d’abriter des centaines de fantômes extravagants. Nobody sera adopté par un couple de fantômes et grandira en leur demeure. L’histoire est découpée en plusieurs chapitres, chacun d’eux mettant en lumière Nobody a un âge différent, tentant de se faire une place dans ce monde. Mais le mal rôde, et « Le Jack » n’a pas dit son dernier mot !

Mon histoire avec le livre

J’ai récemment découvert cet auteur, pourtant très connu, en fouillant dans la librairie d’une amie. Cette dernière possédait son roman « Neverwhere » (ma prochaine lecture de cet auteur). Je suis ensuite tombé sur L’Etrange Vie de Nobody Owens dans une librairie parisienne, l’histoire m’a plu, je l’ai acheté. J’ai tenté de le lire pendant l’été, mais quelque chose ne marchait pas. Je n’ai pas réussi à m’immerger dans l’ambiance glaciale de ce cimetière alors qu’il faisait 35° autour de moi. Je n’ai pas forcé puis ai retenté le coup en automne. Magie ! J’ai terminé le bouquin en deux-trois jours. Comme quoi, l’ambiance dans laquelle nous lisons un livre ainsi que notre état d’esprit sur le moment est primordial pour apprécier une lecture !

Mon ressenti

J’ai adoré ce livre ! Comme je le disais un peu plus haut, c’était une lecture parfaite pour l’époque Halloween/Automne. Je ne savais pas dans quoi j’allais m’embarquer en démarrant cette histoire, n’ayant aucun a priori quant au style de l’auteur. Les 312 pages se lisent extrêmement facilement. Chaque chapitre intègre un nouveau personnage, une nouvelle rencontre entre « Bod » et un des habitants du cimetière. De ce fait, j’ai eu l’impression de lire une multitude de récits indépendants au sein d’une grande histoire qui reste en toile de fond. En effet, la trame avance en parallèle et se juxtapose facilement avec la croissance de Nobody et sa découverte du monde des morts comme de celui des vivants.

J’aurais aimé avoir plus d’information quant à l’univers créé par Gaiman. Ce dernier évoque l’existence de races ou de créatures particulières au sein du cimetière sans pour autant les développer systématiquement. Plusieurs questions restent sans réponses, même après avoir achevé la lecture du roman. Je pense notamment à la nature et au rôle de Silas (il est le tuteur de Nobody) qui est le personnage le plus intéressant selon moi et qui aurait mérité d’être un peu plus creusé.

Pour autant, je me dis également que c’est sûrement le fait que l’auteur n’a pas tartiné son roman d’explications en tout genre qui rend sa lecture efficace et agréable. Finalement, les seules informations que nous obtenons sont celles que Nobody découvre au fil des chapitres. Nous partageons ses questionnements, ses surprises et ses cheminements.

Enfin, j’ai beaucoup aimé l’idée du statut de « citoyen libre » accordé à Nobody, lui donnant accès à certains privilèges au sein de du cimetière et faisant de lui un être à part.

L’adaptation

Il y a eu une adaptation en comics chez Delcourt en deux tomes. Je n’ai pas encore réussi à me la procurer via ma bibliothèque, mais c’est prévu ! J’éditerai mon post à ce moment. Les dessins ont l’air top en tout cas !

Conclusion

Une histoire simple, touchante et efficace. Le rythme est bon ! Tout s’accélère vers la fin. Je n’aurai pas été contre une suite ou une histoire écrite dans le même univers.