Les romans

Au fond de l’eau, Paula Hawkins (2017)

Présentation

Au fond de l’eau est un thriller britannique de 407 pages écrit par Paula Hawkins, l’autrice de La Fille du Train (2015). Il nous plonge dans le quotidien de Jules Abott, apprenant la nouvelle de la disparition de sa sœur, Nel. Cette dernière a été retrouvée au pied d’une falaise et les autorités locales ne parviennent pas à déterminer les causes de sa mort. Sommes-nous dans un contexte d’accident, de meurtre ou de suicide ? Toujours est-il que Jules doit se rendre le plus vite à Beckford, son village natal où résidait sa sœur ainsi que sa nièce qu’elle ne connait presque pas. Une adolescente perdue et pleine de colère dont elle doit aujourd’hui s’occuper. Ce retour aux sources ne se fera pas sans heurt pour Jules, Beckford ravivant des souvenirs douloureux depuis longtemps enfouis…

Mon histoire avec le livre

Un autre bouquin récupéré chez une amie qui allait s’en débarrasser sans l’avoir lu. Je ne le connaissais pas, pas même de nom. Je me suis naïvement dit qu’il pourrait me plaire, étant donné que l’autrice était celle qui avait écrit La Fille du Train que j’avais adoré (j’en parle ici). La quatrième de couverture était alléchante (grossière erreur de se fier à ces dernières !). Bref, je me suis fait avoir ! Tout n’est pas à jeter cependant… 

Mon ressenti

J’ai un goût amer quand je repense à ce bouquin, car j’ai eu le sentiment d’être berné. En effet, le début de l’histoire laissait paraître la possibilité d’un élément fantastique au sein de l’histoire, que j’ai désespérément attendu tout au long de la lecture. Je n’ai aucun scrupule à divulguer qu’il n’y a guère de fantastique dans Au fond de l’eau. Il est probable qu’à force de lire du fantastique/horreur, mon cerveau s’attend éperdument à en retrouver dans chaque histoire. Mais nous sommes bien ici dans un thriller.

La lecture reste agréable cependant, en partie grâce à l’ambiance à la Broadchurch* qui émane de Beckford, le lieu où se déroule l’intrigue. Un mystère entoure cette petite ville dans laquelle des femmes semblent partager le même sort funeste depuis des siècles. De nombreuses femmes ont en effet été retrouvées décédées dans le « Bassin aux Noyées », le cours d’eau qui borde le village. J’aurais aimé en savoir plus là-dessus, mais la résolution de l’enquête concernant le suicide de Nel reste le fil rouge.

* célèbre série britannique policière

Outre l’absence de fantastique, j’admets avoir eu du mal à me retrouver dans la masse de personnages secondaires présents. Chacun a le droit à son petit chapitre. Les points de vue sont mêlés, ce qui n’est pas toujours dérangeant quand cela sert au récit. Le problème est que la multitude des personnages empêche de s’attacher à l’un d’entre eux en particulier ou de développer une quelconque empathie. Aucun personnage n’est réellement creusé, y compris le personnage principal.

Comme je le disais précédemment, il y a tout de même quelques points positifs. Le rythme est très bon ! Le roman se lit plutôt bien et rapidement. J’avais envie de connaitre le dénouement et je n’ai pas été déçu de la résolution de l’enquête.

L’adaptation

Il n’y en a pas pour le moment, mais Spielberg avait posé une option dessus. À voir !

Conclusion

Une lecture que j’oublierai probablement dans quelques années. Sympathique, mais pas transcendante. Je préfère vous conseiller de lire La Fille du Train !

Les romans

Histoire de Lisey, Stephen King (2006)

Présentation

L’Histoire de Lisey est décrit par Stephen King comme le meilleur livre qu’il ait pu écrire et comme le plus personnel.

C’est un roman du genre fantastique de 566 pages qui narre le quotidien de Lisey Landon, deux ans après le décès de son regretté mari Scott Landon, célèbre écrivain à succès. Au moment où elle commence à avancer dans son travail de deuil, l’un des fans de Scott fait irruption dans son quotidien et semble être prêt à faire de sa vie un enfer, la poussant à se souvenir d’éléments de son passé qu’elle avait occultés. En parallèle, Lisey tente d’être présente pour sa sœur Amanda, dépressive chronique traversant des phases catatoniques importantes. Perdant le contrôle de sa vie, Lisey se retrouve happée par les souvenirs de sa relation avec Scott et nous entraîne dans ce qui a été leur jardin secret pendant plus de 25 années.

L’Histoire de Lisey est une enquête à travers le temps et l’espace mêlée à une course contre la montre. En effet, le personnage de Lisey doit sauver sa sœur et se sauver elle-même en recollant les morceaux de son histoire. Pour cela, elle doit s’autoriser à traverser la frontière entre le réel et l’imaginaire en acceptant l’existence d’un lieu magique aussi puissant que terrifiant.

Mon histoire avec le livre

Ce livre fait partie de mes nombreuses trouvailles dénichées en vide-greniers à moins de cinq euros, entreposées chez moi pendant des mois (des années ?) avant d’entamer leur lecture. Je n’ai pas forcément eu envie de le lire tout de suite. Il n’est pas très connu dans la bibliographie de King et le résumé restait plutôt vague. Pour être honnête, je l’ai surtout lu en prévision de la sortie de l’adaptation en série. Je pars du principe qu’il n’y a jamais de mauvaises raisons de lire un livre !

Mon ressenti

Enfin ! King écrit autour des femmes des auteurs ! Les écrivains sont des héros que nous retrouvons régulièrement chez King (La Part des Ténèbres, Vue Imprenable sur Jardin Secret, Misery, etc.). Mais, à ma connaissance, pas un seul de ses récits ne s’est intéressé à leurs compagnes. C’est fait avec Histoire de Lisey, le roman le plus perché de SK selon moi (je n’ai pas encore lu Sleeping Beauties ou Dreamcatcher je précise !).

Le personnage de Scott Landon reste principal, mais l’intrigue tourne essentiellement autour de Lisey et de ses sœurs. Le roman parle de deuil, de processus de création, d’imagination, de liens fraternels, mais aussi de harcèlement et de maladie mentale à travers le personnage d’Amanda. Le traitement de ce personnage m’a bluffé du début à la fin. King nous offre une vision plutôt philosophique de la maladie psychique. Il nous parle aussi du processus d’écriture grâce à ce roman.

Au cours des nombreux flashbacks qui relatent l’histoire de Lisey et de Scott, nous assistons à chacune des étapes essentielles de leur couple, mais aussi à la création de leur langage secret, particulièrement déroutant lorsque l’on commence la lecture. Ces bonds dans le passé ont du sens puisqu’ils permettent à Lisey de se souvenir d’éléments importants, considérés comme anodins ou loufoques à l’époque.

Je pense que l’Histoire de Lisey fait partie de ces romans que l’on adore ou que l’on déteste. Personnellement, j’ai adoré passé la moitié du roman. Dès l’instant où j’ai su où King allait m’amener. L’auteur parle de deuil de manière poétique et touchante. C’est beau et triste à la fois. Pour ma part, j’ai été conquis !

L’adaptation

Le livre a été adapté en série, diffusée par Apple TV+ entre juin et juillet 2021. Nous avons eu le droit à huit épisodes, contant les aventures de Lisey. J’ai été scotché par les effets visuels de la série, tout simplement magnifiques. Les acteurs sont talentueux, c’est indéniable. Julianne Moore est parfaite dans le rôle de Lisey. Idem pour Joan Allen qui campe celui d’Amanda avec justesse. C’est une bonne adaptation selon moi. L’histoire et l’ambiance du roman sont respectées. En même temps, l’auteur est le scénariste de la série…

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/styles/simplecrop1000/public/illustrations/thumbnails/histoire_de_lisey_001.jpg?itok=9VWcr3qY

Pourtant, je ne recommande pas forcément le visionnage de la série, surtout si vous n’avez pas lu le livre ! Le rythme est extrêmement lent. Tout est très long, chaque déplacement prend des années-lumière. Même en ayant adoré l’histoire, j’avais hâte que cela se termine vers la fin du visionnage. Tout est très brouillon à l’écran et chaque scène semble se passer dans l’obscurité. Les flashbacks, très importants à la compréhension du récit, ont selon moi été mal traités. En effet, aucun élément ne permet de clarifier la temporalité dans laquelle ils se situent. Les personnages paraissent avoir le même âge dans l’ensemble des flashbacks, ce qui rajoute du flou dans une histoire déjà pas simple à comprendre.

En bref, les effets visuels de qualité ne suffisent pas ! J’ai besoin de plus pour tenir 8×50 minutes !

Lisey's Story (TV Series 2021-2021) — The Movie Database (TMDB)

Conclusion

Je recommande, mais il faut bien s’accrocher ! Je ne le conseille donc pas en première lecture d’un King. C’est très très très perché !

Les romans

La Fille du Train, Paula Hawkins (2015)

Présentation

La Fille du Train est un thriller écrit par Paula Hawkins en 2015. L’autrice britannique a connu un succès important avec ce roman très sombre qui contraste fortement avec ses autres ouvrages. L’autrice a en effet publié plusieurs fictions romantiques auparavant.

Au cours des 453 pages du roman, elle nous plonge au centre d’une enquête à la suite de la disparition d’une jeune femme. Nous suivons la progression de l’enquête grâce aux points de vue de Rachel, Anna et Megan, trois femmes qui semblent être liées sans le savoir.

Le roman est adapté au cinéma en 2016 avec Emily Blunt en tête d’affiche.

Mon histoire avec le livre

Je ne lis jamais de thriller. J’ignore pourquoi j’étais convaincu que je n’aimais pas ce genre de littérature. Les enquêtes policières ne m’intéressent pas. Cependant, il suffit qu’un personnage légèrement outsider sur les bords se retrouve à mener sa propre enquête pour que j’accroche plus facilement. J’ai regardé la Fille du Train récemment sur Netflix et j’ai adoré. J’avais déjà flashé sur la couverture originale du roman éponyme, que j’avais prévu de m’offrir au cours de l’année. Mais voilà que je découvre ce bouquin (en VF) en fouillant dans la bibliothèque d’une amie quelques jours après avoir vu l’adaptation. Signe du destin ? Hasard total ? Complot cosmique pour que j’ajoute un énième livre dans ma PAL ? Toujours est-il que j’ai commencé à dévorer ce livre qui allait finir sur Vinted sous peu selon mon amie. Je n’avais donc pas le choix !

Résumé

Rachel vit dans la banlieue de Londres. Elle est alcoolique, elle a le cœur brisé et éprouve des difficultés majeures à tirer un trait sur son ex-mari Tom. Ce dernier s’est remarié peu de temps après leur séparation, il a eu un enfant avec son ancienne maitresse, Anna, et habite avec elle dans la maison que Rachel avait choisie avec lui. Chaque jour, elle prend le train qui l’amène à Londres et qui passe devant son ancien quartier. Chaque jour, la vision de son ancien logement lui rappelle ce qu’elle a perdu et empêche ses blessures de se refermer. Rien de tel pour passer à autre chose, non ? Rachel passe chacun de ses voyages à observer les deux habitants d’une maison voisine, qu’elle a surnommés « Jess » et « Jason ». Dans son esprit, ce couple est heureux et représente tout ce qu’elle n’a pas su construire avec Tom. Un matin alors qu’elle est en état d’ébriété, elle aperçoit « Jess » sur son balcon en compagnie d’un autre homme. Son mythe s’effondre. Le bonheur qu’elle attribuait à ce couple si parfait serait donc t-il factice ? Rachel refuse de s’être trompée sur leur compte et déchante d’autant plus lorsqu’elle apprend plusieurs jours plus tard la disparition de « Jess ». Convaincue d’avoir un rôle à jouer dans cette affaire, elle décide de mener l’enquête.

Mon ressenti

J’ai lu le roman en deux ou trois jours. Il se lit vraiment facilement. J’ai apprécié le fait d’avoir accès à plusieurs points de vue complémentaires. Celui de Rachel reste le plus prédominant au cours du récit. L’autrice a choisi de donner un aspect journal intime à la structure de son roman. Ce dernier est écrit à la première personne et relate le vécu, jour après jour, des trois personnages en suivant un découpage identique à chaque chapitre : matin, après-midi, soir.

Dans les premiers chapitres, nous avons accès aux pensées de Rachel, une femme brisée qui tentera de se raccrocher à des illusions afin de survivre. J’ai aimé le fait que l’autrice oppose les notions de bonheur perçu et de bonheur réel à travers le couple de Jess et Jason, idéalisés par Rachel.

La protagoniste est décrite de façon très dure. L’autrice ne mâche pas ses mots pour décrire sa déchéance du fait de l’alcool et de la fragilité de sa santé mentale. J’ai réussi à m’y attacher malgré tout. L’autrice joue également avec le lecteur en accordant beaucoup d’importance aux scènes où le personnage de Rachel est sous l’emprise de l’alcool. Entre les trous noirs qu’elle subit et les hallucinations présumées, nous tentons avec elle de reconstruire le déroulement de ses journées afin de nous approcher de la vérité.

Paula Hawkins brosse le portrait de trois femmes imparfaites, parfois détestables, parfois justes. Elle est parvenue à me tenir en haleine jusqu’à la fin de la lecture, alors que je connaissais déjà la fin de l’histoire grâce au film.

L’adaptation

L’adaptation est sortie un an après la publication de l’ouvrage. Emily Blunt campe le personnage de Rachel et excelle dans ce rôle tout au long du film. On observe quelques différences par rapport au livre, mais dans l’ensemble ce dernier est très bien adapté. Seul bémol : l’intrigue du roman se déroule dans une banlieue londonienne tandis que le film choisit de situer l’action autour de New York, mettant de côté la touche british du livre.

Conclusion

Une très bonne lecture qui m’a donné envie de lire les autres romans de la bibliographie de l’autrice et de m’intéresser un peu plus aux thrillers (RIP mon compte en banque…). Je recommande le livre et son adaptation, peu importe dans quel ordre.

Les romans

Ahsoka, E. K. Johnston (2016)

Présentation

Ahsoka est un roman de science-fiction se déroulant dans l’univers étendu de Star Wars. On peut même affirmer qu’il fait partie des romans « canons » de la licence (à savoir officiels), à l’inverse de ceux appartenant à l’Univers Légendes, écartés de l’histoire officielle de Star Wars à mon plus grand regret depuis le rachat de la licence par Disney. L’ouvrage a été écrit en 2016 par E. K. Johnston, autrice canadienne de fantasy et de science-fiction. Elle a également écrit trois romans sur le personnage de Padme Amidala.

Ahsoka est paru en France en 2020, directement au format pocket. L’intrigue du roman se déroule un an après l’exécution de l’Ordre 66, responsable de l’extinction de l’ordre Jedi. Nous suivons les aventures d’Ahsoka Tano, l’ex-Padawan d’Anakin Skywalker, devenue renégate, et de son quotidien sur la lune de Raada où elle tente de s’approprier une nouvelle vie ainsi qu’une nouvelle identité, loin des conflits, mais aussi loin de la Force…

Mon histoire avec le livre

Ahsoka est mon personnage préféré dans l’univers (très étendu) de Star Wars. Voilà, c’est aussi simple que cela ! J’ai découvert son existence en visionnant la série d’animation Clone Wars où nous suivons son apprentissage en tant que Padawan, puis dans Rebels, où son personnage est bien plus mature et travaillé. Elle est enfin apparue récemment dans la saison 2 de The Mandalorian. À cet instant, il est devenu nécessaire pour moi d’en apprendre plus sur ce personnage, ce roman était tout indiqué.

Résumé

Un an après l’exécution de l’Ordre 66, Ahsoka est en fuite. Elle a mis en scène sa propre mort et tiré un trait sur sa vie de Jedi, allant même jusqu’à abandonner ses sabres laser. Si elle ignore le destin qui a été celui de son maitre Anakin Skywalker, elle sait que la galaxie est désormais sous le joug de l’Empereur Palpatine et qu’il ira jusqu’au bout du monde pour anéantir jusqu’au dernier des Jedi. Ahsoka n’a pas le choix, elle doit taire son identité et survivre par ses propres moyens. Elle travaille en tant que mécanicienne et erre, de planète en planète, afin de ne pas éveiller de soupçons sur elle. Elle décidera finalement de s’établir sur la lune de Raada, peuplée d’agriculteurs, persuadée qu’elle y sera en sécurité. Ahsoka s’adapte aisément aux coutumes locales et se lie d’amitié avec Kaeden qui l’intégrera dans son cercle d’amis. Son quotidien s’apaise petit à petit. Jusqu’au jour où l’Empire décide de prendre le contrôle de Raada afin d’extirper l’ensemble de ses ressources. L’héroïne s’aperçoit rapidement qu’il est difficile de renier son passé et de faire taire la Force qui sommeille en elle. Traquée par les Stormtroopers et le mystérieux Inquisiteur, elle devra prendre une décision quant à la place qu’elle souhaite occuper dans la galaxie !

Mon ressenti

J’ai adoré ! C’est un roman de 300 pages et quelques qui se lit très facilement. Les chapitres sont courts et l’autrice a décidé d’alterner entre les points de vue de plusieurs personnages dans son récit. Nous avons accès aux pensées d’Ahsoka, mais aussi à celles de quelques partisans de l’Empire. Plusieurs flash-backs sont disséminés dans l’intrigue, apportant des informations pertinentes quant aux événements ayant amené Ahsoka à quitter l’Ordre Jedi, l’occasion d’entendre à nouveau parler de grandes figures de l’univers Star Wars telles que Dark Maul, Anakin Skywalker ou encore Obi Wan Kenobi. J’ai aimé observer l’évolution de l’ex Jedi tout au long de ce roman. Brisée, elle s’est forgé une carapace lors de ses mois d’errance, à ne faire confiance à personne et à cacher les moindres indices qui pourraient la trahir. Elle est devenue « Ashla » (son nom d’emprunt). Sa rencontre avec Kaeden et l’injustice qui s’abat sur Raada lui remémorera les raisons qui l’avaient poussé à mettre son don au service de la galaxie. L’action survient assez vite dans la lecture, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde ! L’ambiance est très sombre et l’on sent que la prise de pouvoir de Palpatine est encore récente. Ce roman représente la pièce de puzzle manquante dans l’histoire d’Ahsoka, permettant au lecteur de faire le lien entre ses apparitions dans Clone Wars et Rebels.

Les adaptations

Pour le moment il n’y a pas d’adaptation à proprement parler de ce roman. Cependant, Ahsoka s’est récemment vu attribuer sa propre série par les studios Disney. Elle sera incarnée par la talentueuse Rosario Dawson. Si l’on sait d’ores et déjà que son intrigue se déroulera après les événements de la saison 2 de The Mandalorian, on peut imaginer que les showrunners fassent appel à des éléments du roman Ahsoka afin d’approfondir son personnage. Je pense notamment à la possibilité de placer le personnage de Kaeden à nouveau sur son chemin… ?

Conclusion

C’est un grand oui pour moi ! Je recommande cependant cette lecture aux personnes ayant déjà visionné Clone Wars. Ce roman m’a par ailleurs motivé à reprendre la lecture de l’univers étendu, que ce soit par le biais des comics ou des nombreux romans.

Les romans

La Plume Magique de Gwendy, Richard Chizmar (2019)

Présentation

La Plume Magique de Gwendy est le deuxième roman d’une trilogie créée par Richard Chizmar et Stephen King. Il fait suite à « Gwendy et la Boîte à Boutons », écrit en 2017, dans lequel nous pouvions lire les aventures d’une jeune fille de douze ans, complexée par son physique, qui s’était vu confier de manière temporaire une boîte aux pouvoirs mystérieux par un homme prénommé Richard Farris. L’histoire se déroulait à Castle Rock, une ville fictive du Maine inventée par Stephen King, théâtre de nombreuses catastrophes et drames en tout genre. Gwendy comprenait au fil des chapitres que la magie qui émanait de la boîte avait un prix : si elle pouvait lui apporter bonheur et bien-être, elle était aussi capable de semer chaos et tristesse autour d’elle.

Ce deuxième roman, écrit exclusivement par Richard Chizmar, met en scène la suite des aventures de Gwendy, âgée de 37 ans désormais et de retour à Castle Rock pour les fêtes de fin d’année. Sa vie semble parfaite et équilibrée. Cependant, face à l’état de santé défaillant de sa mère et aux mystérieuses disparitions de jeunes filles dans sa ville natale, elle se retrouve vite en difficulté. C’est à ce moment que la boîte à boutons fait à nouveau irruption dans son quotidien.

Mon histoire avec le livre

La Boîte à Boutons de Gwendy est le premier livre que j’ai acheté à la sortie du confinement de mars 2020. J’avais apprécié cette courte lecture tranquille et mouvementée à la fois. À la suite d’une panne de lecture, il y a quelques semaines, je me suis orienté vers La Plume Magique de Gwendy, persuadé que ce livre faciliterait mon retour à la lecture de romans (spoiler : cela a marché !). Un moment très agréable et rapide (environ 300 pages) et un retour à Castle Rock qui ne fait pas de mal !

Résumé

L’histoire se déroule 15 ans après les événements de « Gwendy et la Boîte à Boutons ». Après avoir été écrivaine à succès, Gwendy est devenue sénatrice, élue à la chambre des représentants des États-Unis. Tout semble lui sourire : une carrière passionnante, un épanouissement sur le plan sentimental et une famille aimante. Mais voilà que la fameuse boîte à boutons refait surface dans son quotidien à l’approche des fêtes de fin d’année. Le retour de Gwendy chez ses parents, dans sa ville natale, correspond malheureusement avec la disparition de jeunes filles. Du fait de son statut important et de sa nature altruiste, elle s’investit dans l’enquête auprès du shérif Norris Ridgewick afin de les retrouver. En parallèle, elle tente de gérer son obsession croissante pour la boîte à boutons, consciente de son pouvoir, mais aussi de son danger, tout en soutenant sa mère face à la maladie. Tout serait si facile si elle pouvait se servir de la boîte pour régler ses soucis…

Mon ressenti

Ce fut une lecture fluide, facile et très agréable ! J’ai apprécié cette promenade dans le Castle Rock de la fin des années 90 et savouré les nombreuses références aux événements passés (Cujo, Dead Zone, etc.). Ce second tome est également l’occasion de retrouver le shérif Norris Ridgewick, présent dans plusieurs œuvres de King.

Je suis assez attaché au personnage de Gwendy, qu’on prend plaisir à voir grandir et évoluer. Une personne plutôt ordinaire à qui il arrive des choses extraordinaires. Le fait d’être devenue une adulte responsable, d’avoir mené à bien sa carrière ainsi que ses projets artistiques et de s’être débarrassée de ses complexes ne la protège pas pour autant des peurs primitives de son enfance : la solitude et la perte de ses proches. Nous la voyons lutter tout au long du roman face à ses angoisses, de la même façon que lorsqu’elle n’était qu’une jeune adolescente. L’enquête policière en toile de fond est intéressante, mais sans plus. Si elle permet de creuser l’arc narratif de Gwendy (et de donner un sens à cette histoire de Plume Magique), elle n’apporte pas grand-chose. Elle offrira toutefois la possibilité de mettre en avant le binôme Gwendy/Ridgewick.

Je dois avouer cependant avoir été un peu déçu de la fin, étant habitué aux dénouements en queue de poisson de Stephen King, aux morts atroces ou aux fins ouvertes. Spoiler : ce n’est pas du tout le cas ici ! Nous n’avons que très peu d’informations sur l’origine de la boîte ou même de Richard Farris. On sent que c’est un numéro deux, l’auteur nous tient en haleine et nous pousse à patienter en attendant le retour des aventures de Gwendy pour un dernier tome dont la couverture a été dévoilée récemment. Je n’en dirai pas plus, mais… Est-ce une Tour Sombre derrière l’homme au chapeau noir ?


Lien Possible

Cette histoire de boîte magique capable du meilleur comme du pire m’a rappelé celle du Veston Ensorcelé, une nouvelle présente dans le recueil « Le K » de Dino Buzzati (1966). Dans cette histoire, un jeune homme découvrait qu’une des poches d’un veston qu’il avait acheté chez un tailleur possédait un pouvoir fantastique : celui de produire des billets de banque à volonté. L’homme se rendait rapidement compte qu’à force d’user de ce pouvoir, des catastrophes survenaient autour de lui. Cette nouvelle, tout comme l’histoire de Gwendy, aborde parfaitement la thématique de la perte de contrôle à travers un objet aux propriétés maléfiques.

Conclusion

Ce second tome, un peu en dessous du premier, m’a tout de même donné envie de lire la suite : « Gwendy’s Final Task », qui sera disponible en février 2022. Le dernier acte de cette trilogie sera à nouveau écrit par Chizmar et King.