Les romans

Tales of the City – Tome 1, Armistead MAUPIN – Une escapade dans le San Francisco des années 70′

Mon histoire avec le livre

On ne va pas se mentir, je n’avais aucune connaissance de l’œuvre d’Armistead Maupin avant l’année 2019. Cette année-là (♫), le revival de la série télévisée Tales of the City était diffusé sur Netflix, offrant aux fans de la première heure l’opportunité de dire au revoir aux habitants du 28, Barbary Lane. Ce fut pour moi l’occasion de découvrir cet univers et de binge-watcher les trois saisons originelles des années 90 en quelques jours (arrêt maladie oblige) avant de m’attaquer au revival « 20 ans après ». Je fus transporté dès le 1er épisode par cette série ovni qui commence comme n’importe quelle sitcom sentimentale suivant les frasques d’un groupe d’amis hors normes. Sauf que non. Rapidement, révélations, meurtres et coup de théâtre sur fond LGBTQ+ viennent épicer le quotidien des quelques héros que nous suivons. C’était la série dont j’ignorais avoir besoin. Il a suffi que je découvre qu’avant de devenir une série, Les Chroniques de San Francisco étaient une suite de neuf livres pour que je me lance dans la lecture de ces petits bijoux.

Je vous propose une ballade dans le San Francisco des années 70, direction le modeste quartier folklorique de Russian Hill.

Résumé

Mary-Ann Singleton, fraichement débarquée de son Cleveland natal, décide de s’établir à San Francisco. Un seul problème, elle ne colle pas du tout avec la ville. L’énergie de SF, sa libération sexuelle et l’ouverture d’esprit de ses habitants la déroutent. Son chemin la mène rapidement dans la demeure d’Anna Madrigal au 28, Barbary Lane. La mystérieuse logeuse lui propose un appartement dans sa somptueuse maison, lui répétant à plusieurs reprises qu’elle a été choisie pour y habiter. Elle y fera la rencontre de Mona, une hippie anarchique se définissant à son grand regret comme la fille à pédé du coin (ou « fag hag » en VO), Michael, un homosexuel jouissant des plaisirs de la ville, et de Brian leur séduisant voisin un peu misogyne sur les bords. Tous trois vivent leur sexualité comme ils l’entendent et ne rendent de comptes à personne. Avec l’aide de ses nouveaux amis, elle tentera de s’adapter à cette nouvelle vie, la sienne.

Mon ressenti

Sans surprise, j’ai adoré le premier tome des aventures de Mary-Ann. J’aurais aimé découvrir les romans avant la série. Il est toujours difficile de s’imaginer les personnages lorsque nous les avons déjà vus à l’écran (malgré les multiples changements d’acteurs au fil des saisons…). La lecture de ce premier tome est très rapide et agréable. À l’origine, Armistead Maupin publiait ses histoires chaque semaine dans le San Francisco Chronicles, ce qui explique le petit format des chapitres (trois ou quatre pages en moyenne) et le nom du livre en VF. Chaque chapitre présente une aventure succincte du point de vue d’un protagoniste. Les personnages m’ont paru humains et crédibles. Il est facile de s’identifier à chacun d’eux. Le personnage de Michael m’a semblé le plus attachant de par sa loyauté, son franc-parler et son humour NSFW. L’histoire a quelque chose de magique, chaque aventure contée m’a donné l’impression d’être à San Francisco. Une excellente lecture pour se détendre. C’est plutôt drôle et étonnamment en avance sur son temps. À aucun moment, je n’ai eu le sentiment de tenir un ouvrage datant de 1978 tant les personnages sont ouverts d’esprit et au vu des thématiques abordées.

Les adaptations télévisées

Comme il l’est fait référence un peu plus haut, Tales of the City a donné suite à une série télévisée de quatre saisons : les trois premières ayant été diffusées entre 1993 et 2001, le revival est quant à lui sorti en 2019 sur Netflix. La saison 1 des « Chroniques de San Francisco » adapte le premier tome d’Armistead Maupin avec brio. La plupart des intrigues du bouquin sont retranscrites fidèlement à l’écran et portées par des acteurs de qualité. Je pense notamment à la performance bluffante d’Olympia Dukakis dans le rôle d’Anne Madrigal.

Conclusion

Cet article a été écrit il y a un peu plus d’un an. Depuis j’ai pu lire l’intégralité des neufs romans en quelques mois. Autant dire que j’ai adoré. Je recommande, en VF comme en VO. Parfait pour les personnes qui veulent se lancer dans la lecture en anglais (je l’ai trouvé plutôt facile d’accès).   

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